Portefeuille au 31/12/2009

Publié le par Y. AUFFRET

Entreprise Prix de revient en € Valeur en € Rentabilité annuelle en % Poids en % Rentabilité pondérée en % +/- Value latente en %
Aurea 4.00 7.00 75.0 8.4 6.3 75.0
Bénéteau 9.90 10.72 56.3 25.8 14.5 8.2
Maisons France Confort 27.85 25.40 - 8.8 9.1 - 0.8 - 8.8
Thermador Groupe 84.87 96.00 13.1 9.6 1.2 13.1
Vicat 49.60 58.80 56.8 47.1 26.7 18.6
Total performance portefeuille au 31/12/2009           47.9  
Performance CAC 40 au 31/12/2009           22.3  

 

 

L'année 2009, après le point bas du mois de mars, aura clairement été celle de la reprise et d'un fort rebond des marchés.

 

Deuxième année d'existence pour mon portefeuille, la stratégie se met en place graduellement, qui consiste à accompagner les entreprises que je connais bien, dans lesquelles j'ai le plus confiance et dont les perspectives de croissance me paraissent intéressantes (il y a certainement mieux dans la vaste galaxie des entreprises cotées, mais soit je ne les connais tout simplement pas, soit je les connais et ne les comprends pas assez, donc je passe mon chemin).

 

En gras vous retrouverez mes valeurs fétiches, qui sont aussi celles qui sont en portefeuille d'un millésime sur l'autre.

 

Aurea (AURE) a été rentré à 4 € alors que la seule trésorerie au bilan valait à ce moment plus que cela... Il s'agit par ailleurs d'une valeur de croissance se développant à coups d'acquisitions successives dans le secteur du recyclage des déchets industriels. Un modèle qui n'emporte pas mon adhésion (je préfère la croissance organique, moins risquée) d'habitude, mais à ce prix on ne pouvait pas se tromper. Le marché n'a d'ailleurs pas tardé à corriger cette anomalie.

 

Maisons France Confort (MFC) conçoit des modèles de maison pour ses clients (particuliers aspirant à la propriété, secundo-accédant, investisseurs, etc.), mais ne s'occupe pas du foncier, que ces derniers ont la charge d'acquérir. Cela veut dire que les immobilisations corporelles (les terrains ici) sont peu importantes au bilan, de même que les stocks (les maisons en construction sont déjà financées par les acquéreurs). D'où de très faibles investissements en capital nécessaires pour une génération de trésorerie importante. L'endettement est négatif et les Free Cash Flows consistants.

Seul bémol, le poids de l'immobilier s'accentue, aux côtés de Vicat (ciment, béton, etc.) et maintenant de Thermador Groupe (THEP), rentré en juillet 2009.

 

En définitive, le score apparaît tout à fait satisfaisant, grâce à nos 2 poids lourds préférés, Bénéteau (BEN) et Vicat(VCT). Gageons toutefois que cette sur-performance (25.6 points d'écart par rapport à l'indice) sera difficile à dépasser.

 

Un mot pour finir de Manitou (MTU) et Sanofi-Aventis (SAN) qui n'auront pas passé 2009.

 

Dans le premier cas j'ai vendu car je ne reconnaissais plus la société dans laquelle j'avais pris une participation en 2008. Suite à une opération de croissance externe ambitieuse, grassement payée, réalisée au pire moment de la crise (dans le secteur de la construction qui plus est - un secteur que j'aime bien décidément), l'endettement a explosé au-delà de 100 % des fonds propres et un conflit de génération a vu le père (fondateur de Manitou) évincer son fils de la direction opérationnelle. C'est un transfuge d'Alcatel-Lucent qui l'a remplacé. Inutile de dire que le titre est parti à la cave, passant d'un plus haut de 48 € à un plus bas de 3.48 €. J'ai attendu que le titre remonte ensuite, et je suis sorti à 8 €, encaissant une perte de 13 € par titre, puisque j'avais acheté à 21 €. Je n'ai pas de regret, car je considère aujourd'hui que Manitou ne sort pas renforcé de la crise, mais au contraire affaibli par rapport à ses concurrents mieux gérés. J'ai aussi appris depuis que ce secteur des engins de manutention est plus concurrentiel que je ne le croyais au départ. J'ai donc payé pour mon manque de connaissance, mais c'est ainsi que l'on apprend.

J'ajoute que la performance cette année n'est pas impactée par cette perte, car le titre cotait 8.15 € au 31/12/2008, soit à peu de choses près le cours où je m'en suis délesté en mai 2009. La performance 2008 en est elle pleinement affectée par contre.

 

Dans le cas de Sanofi-Aventis (SAN), la vente a été motivée par la détection d'un titre sous-évalué (comme SAN d'ailleurs) aux perspectives de croissance supérieures, je veux parler de Thermador Groupe, et par l'absence de liquidités qui m'a conduit à l'arbitrage de l'un au profit de l'autre.

 

A bientôt

 

 

Publié dans Portefeuille

Commenter cet article